Laurie, expatriée au Maroc, maman épanouie et consultante en périnatalité (1/2)

Par Aurélie

Elle n'avait pas très envie de s'expatrier au Maroc, mais après moins de 3 ans dans ce pays, Laurie s'y épanouit chaque jour davantage dans sa vie personnelle et professionnelle !

Ce qui a forcé mon admiration avec Laurie, c'est la vitesse avec laquelle elle a su se démener pour développer ses projets professionnels au Maroc. Découvre donc son interview riche en enseignements. 

Voici un nouvel épisode de la série "Portraits de femmes épanouies au Maroc" qui reprend du service pour te donner un maximum d'inspiration !

Tu découvriras dans cette première partie les raisons qui ont poussé Laurie à s'installer au Maroc avec sa famille, comment se sont passés ses premiers mois dans ce pays, comment ont réagi ses enfants à leur nouveau départ au Royaume chérifien, ainsi que les avantages et inconvénients qu'il y a, selon Laurie, à vivre au Maroc. 

C'est parti ! 

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Laurie, je suis Française, expatriée au Maroc, dans la jolie ville de Rabat, capitale administrative du royaume. Je suis mariée et j’ai deux enfants (un garçon de 2 ans et demi et une fille de 9ans).

J’accompagne des futures et jeunes mamans dans leur projet de naissance et de parentalité en proposant divers services. Je suis auxiliaire de puériculture de formation, j’ai également enrichi mes connaissances par d’autres formations (petite enfance, massage bébé, naissance naturelle, allaitement…).

Depuis quand habites-tu au Maroc ?

J’ai posé mes valises au Maroc en Août 2015, c’est encore assez récent !

Pour quelles raisons t'es-tu expatriée au Maroc ?

Il y en a plusieurs : l’envie de changement, de défis, le besoin de changer d’air... Cette décision a été prise juste après les attentats de Charlie hebdo en janvier 2015, qui a été l’un des éléments déclencheurs pour moi, on va dire que ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, et qui a accentué le sentiment d’insécurité favorisant le racisme et l’islamophobie ; je n’envisageais plus l’avenir dans ce pays. Mais je dois dire que je n’aurais certainement pas eu ce projet sans mon mari, qui est Marocain ! 

Avais-tu envie de t'installer au Maroc ?

Pour être honnête... PAS DU TOUT ! Il y a 10 ans lorsque j’ai connu mon mari c’était inenvisageable pour moi de quitter mon pays. Le Maroc c’est bien pour les vacances ! Et puis, un jour j’ai appris le projet de mon mari de retourner dans son pays, chose que je comprenais mais qui me faisais peur. J’ai mis environ 3 ans à cheminer en me posant 1001 questions et je n’étais absolument pas convaincue… J’avais tout plein de projets en France, je n’avais pas envie de quitter mes amies, ma famille, mon travail, mes petites habitudes… Et un jour le déclic… Pas du jour au lendemain (car j’ai cogité pendant 3 ans quand même !) mais il m’a fallu ce déclic, la peur était toujours là mais la confiance et l’envie avaient pris le dessus…Ce qui m’a permis d’aller au-delà de cette peur et d’oser partir !

Avez-vous préparé votre installation au Maroc ? Comment ?

Moi non, c'est mon mari qui a tout géré et heureusement car j'en aurais été incapable !

Comment se sont passés tes premiers mois au Maroc ?

A la fois excitant et plein d'incertitudes ! Je suis arrivée en août, ambiance vacances, cool ! Puis septembre, ma fille rentre à l'école, on se dit que c'est sympa une rentrée sous le soleil marocain, une nouvelle routine s'installe. Nous étions plutôt heureux !

En même temps cela a été une vraie épreuve de vie car toutes nos affaires n’ont pas pu passer au Maroc suite à un refus de douane. Au début j’étais effrayée par cette nouvelle, toute ma vie, mes cartons, mes meubles, mes souvenirs j’avais peur de ne plus les revoir… On a dormi au sol juste avec une couverture et un drap pendant 3 mois ! Ma fille a très mal vécu cette période, pour un enfant 3 mois dans une maison vide c’est interminable, ses jouets lui manquaient, son lit, ses vêtements… Mais finalement on a réappris à vivre simplement avec le minimum vital et j’en ai tiré une belle leçon de vie ! Quand nos affaires sont arrivées c’était jour de fête (malgré la disparition de certaines choses auxquelles je tenais) mais finalement j’avais compris que ce n’était pas le plus important… 

S'installer au Maroc a été pour Laurie une expérience riche en enseignements. Découvre son interview

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Comment ont réagi tes enfants à votre nouveau départ au Maroc ?

Ma fille a vécu 6 ans en France, dans la même école, le même quartier. Elle était très heureuse de venir au Maroc mais comme tous les enfants, très triste de quitter ses amies, avec qui nous sommes toujours en contact et son école. Mon fils quant à lui avait tout juste 2mois !

Laurie et son deuxième enfant au Maroc

A ton avis, quels sont les avantages à vivre au Maroc ?

Au premier abord je ne sais pas quoi répondre à cette question mais en creusant je me rends compte qu’il y en a beaucoup… Le soleil pour commencer (je viens du Nord de la France, le ciel y est trop souvent gris…), la variété des paysages (montagne, mer, désert qui nous offre la possibilité de dépaysement et d’émerveillement…), le fait de pouvoir faire beaucoup avec peu, d’avoir plus de liberté pour certains choix de vie, de retrouver une qualité de vie, surtout au niveau de l’alimentation, on mange davantage de saison et local qu’en France et cela se ressent vraiment sur notre santé ! Le fait aussi que ce soit un pays francophone est selon moi un énorme avantage (en tout cas dans mon cas !).

A ton avis, quels sont les désavantages à vivre au Maroc ?

La vie y est chère, en tout cas à Rabat. Il faut prévoir un sacré budget pour le logement, l’école des enfants, les activités, les voyages pour rentrer voir la famille en France [Note de Maroc Emoi : je précise que cette famille vit dans un très beau quartier de Rabat et a un rythme de vie aisé. Mais il est avéré que Rabat est une ville chère]. Ce qui est le plus dur c’est l’éloignement de la famille mais en relativisant on se dit que c’est pas le bout du monde…3 heures d’avion ! L’organisation de vie est aussi toute différente, il faut pouvoir être assez souple dans son planning…. Autre chose qui me faisait assez peur avant de partir et qui s’est confirmé c’est l’accès à des soins médicaux de qualité. Pour les petits bobos du quotidien c’est très gérable mais le jour où c’est quelque chose de grave ou une urgence vitale... [Note de Maroc Emoi : je parlerai prochainement de ce sujet de manière détaillée afin que tu aies des informations précises en la matière]

As-tu rencontré des difficultés particulières au Maroc ?

Découvre la réponse à cette question dans la seconde partie de l'interview qui paraîtra la semaine prochaine ! Suspense 🙂

Tu y découvriras également comment Laurie a trouvé des solutions aux difficultés qu'elle a rencontrées, comment elle a développé son activité professionnelle et les défis qu'elle a relevés pour y parvenir, ainsi que ses conseils aux femmes et familles qui souhaitent s'installer au Maroc. 

En attendant, ne mange pas trop de pop-corn, ok ? 🙂

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 La vie y est chère, en tout cas à Rabat. Il faut prévoir un sacré budget pour le logement, l’école des enfants, les activités, les voyages pour rentrer voir la famille en France. Ce qui est le plus dur c’est l’éloignement de la famille mais en relativisant on se dit que c’est pas le bout du monde…3 heures d’avion ! L’organisation de vie est aussi toute différente, il faut pouvoir être assez souple dans son planning…. Autre chose qui me faisait assez peur avant de partir et qui s’est confirmé c’est l’accès à des soins médicaux de qualité. Pour les petits bobos du quotidien c’est très gérable mais le jour où c’est quelque chose de grave ou une urgence vitale, les chances sont moindres…

En même temps cela a été une vraie épreuve de vie car toutes nos affaires n’ont pas pu passées au Maroc suite à un refus de douane. Au début j’étais effrayée par cette nouvelle, toute ma vie, mes cartons, mes meubles, mes souvenirs j’avais peur de ne plus les revoir…on a dormi au sol juste avec une couverture et un drap pendant 3 mois ! Ma fille a très mal vécu cette période, pour un enfant 3 mois dans une maison vide c’est interminable, ses jouets lui manquaient, son lit, ses vêtements…Mais finalement on a réappris à vivre simplement avec le minimum vital et j’en ai tiré une belle leçon de vie ! Quand nos affaires sont arrivées c’était jour de fête (malgré la disparition de certaines choses auxquelles je tenais) mais finalement j’avais compris que ce n’était pas le plus important…En même temps cela a été une vraie épreuve de vie car toutes nos affaires n’ont pas pu passées au Maroc suite à un refus de douane. Au début j’étais effrayée par cette nouvelle, toute ma vie, mes cartons, mes meubles, mes souvenirs j’avais peur de ne plus les revoir…on a dormi au sol juste avec une couverture et un drap pendant 3 mois ! Ma fille a très mal vécu cette période, pour un enfant 3 mois dans une maison vide c’est interminable, ses jouets lui manquaient, son lit, ses vêtements…Mais finalement on a réappris à vivre simplement avec le minimum vital et j’en ai tiré une belle leçon de vie ! Quand nos affaires sont arrivées c’était jour de fête (malgré la disparition de certaines choses auxquelles je tenais) mais finalement j’avais compris que ce n’était pas le plus important…

Moi non, c’est mon mari qui a tout gérer et heureusement car j’en aurais été incapable !
J’accompagne des futures et jeunes mamans dans leur projet de naissance et de parentalité en proposant divers services. Je suis auxiliaire de puériculture de formation, j’ai également enrichi mes connaissances par d’autres formations (petite enfance, massage bébé, naissance naturelle, allaitement…)
Interview de Laurie, expatriée au Maroc depuis 3 ans #maroc #expatriation #morocco #expat #femmeexpat

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À propos de l'auteur

Moi c'est Aurélie :) Amoureuse du Maroc depuis mon adolescence, cela fait 7 ans que j'y habite avec ma petite famille. Après des débuts quelque peu rocambolesques, aujourd'hui je m'y sens comme un poisson dans l'eau et j'ai bien l'intention de t'aider toi aussi à y parvenir !